Couteau nakiri : comprendre et utiliser ce couteau japonais dédié aux légumes
Préparer des légumes avec des coupes régulières change le résultat en cuisine : cuisson plus homogène, textures mieux maîtrisées et présentation plus nette. Dans la cuisine japonaise, la précision de la découpe compte beaucoup, notamment pour les salades, les pickles et les garnitures de ramen.
Parmi les couteaux pensés pour cet usage, le nakiri se reconnaît à sa lame rectangulaire et assez haute. Cette géométrie facilite un geste vertical efficace et limite l’effet de bascule qu’on retrouve avec des lames plus courbées. Ce guide explique à quoi sert ce couteau, comment le choisir, comment l’utiliser correctement et quelles habitudes d’entretien permettent de conserver un tranchant fiable.
À quoi sert un nakiri et en quoi il se distingue
Le nakiri est conçu pour la découpe des légumes. Son tranchant relativement droit favorise une coupe verticale régulière, utile pour émincer (chou, oignons), tailler en bâtonnets (carotte), ou trancher des légumes fermes (courgette, patate douce) sans devoir forcer. La hauteur de lame apporte un gain de stabilité sur la planche et facilite le transfert des ingrédients coupés.
Ce format se distingue aussi par la surface de lame disponible, qui aide à guider la coupe et à garder une trajectoire propre. En contrepartie, le nakiri n’est pas pensé pour couper des os, des noyaux, ni pour les gestes de torsion ou de levier. Il est donc complémentaire d’un couteau polyvalent si tu cuisines souvent viande, poisson ou aliments très durs.
Comme pour tout couteau, l’efficacité dépend du fil et du support : un tranchant entretenu demande moins de pression, ce qui améliore la précision et réduit le risque de dérapage.
Comment choisir un nakiri pour ta cuisine
Pour un usage domestique polyvalent, une lame autour de 16 à 18 cm convient à la plupart des découpes. Le critère le plus important reste le confort en main : équilibre, forme du manche, sensation de contrôle et stabilité lors d’une coupe verticale. Un couteau trop lourd peut fatiguer sur de longues sessions ; un modèle très léger peut demander plus d’attention pour rester bien stable.
Le choix de l’acier influence surtout l’entretien. Les aciers inoxydables sont généralement plus tolérants face à l’humidité, tandis que des aciers plus sensibles imposent un séchage immédiat après lavage. Dans tous les cas, un bon tranchant évite de forcer et améliore la netteté sur les aliments fibreux. Pour visualiser les formats et comparer les modèles, cette sélection de couteau nakiri peut servir de repère.
Pense aussi à ton environnement : taille de planche, espace disponible et fréquence de préparation des légumes. Si tu cuisines beaucoup de végétaux, le nakiri peut devenir un couteau principal ; sinon, il reste un outil spécialisé très efficace.
Technique de coupe : gestes simples pour gagner en régularité
Le nakiri est à l’aise avec une coupe descendante, plutôt qu’un mouvement de bascule marqué. L’objectif est de guider la lame verticalement, avec une trajectoire stable, sans “scier”. La main qui tient l’aliment se place idéalement en “griffe” : doigts repliés, phalanges en guide, ce qui aide à obtenir des tranches régulières tout en protégeant les extrémités.
Pour les oignons, le chou ou les herbes, une cadence régulière et un tranchant net donnent une coupe propre sans écraser. Sur les légumes denses, on évite les torsions : on laisse la lame faire le travail et on adapte l’épaisseur des tranches plutôt que d’appuyer. Si le couteau accroche ou demande de la force, c’est souvent un signal qu’un affûtage est nécessaire.
Enfin, la hauteur de lame peut aussi servir à rassembler et transférer les ingrédients coupés vers une poêle ou un saladier, en limitant les manipulations.
Nakiri, couteau de chef et santoku : quand choisir lequel
Un couteau de chef occidental est apprécié pour sa polyvalence : il gère légumes, viandes et poissons, et sa lame courbée facilite un mouvement de bascule. Le santoku vise lui aussi un usage généraliste, avec une lame souvent plus courte et une pointe moins marquée, pratique pour la préparation du quotidien.
Le nakiri, de son côté, est plus spécialisé. Si tu cuisines souvent des légumes, sa lame rectangulaire et son tranchant droit offrent une sensation de coupe directe et régulière sur planche. Il excelle sur les émincés et les séries de coupes répétitives, mais il est moins adapté aux tâches qui demandent une pointe fine ou du travail autour d’un os.
Dans la plupart des cuisines, ces couteaux se complètent : un modèle polyvalent couvre l’essentiel, et le nakiri apporte du confort dès que la part de légumes devient importante.
Planche, nettoyage et rangement : ce qui protège vraiment le tranchant
La planche est un facteur déterminant pour préserver le fil. Les planches en bois ou certains composites adaptés sont généralement plus “douces” pour le tranchant que le verre, la céramique ou la pierre, qui accélèrent l’émoussement. Un fil préservé se traduit par une coupe plus facile et plus sûre, car tu as moins besoin d’appuyer.
Après usage, un lavage à la main et un séchage immédiat évitent les traces et limitent les risques de corrosion sur certains aciers. Le lave-vaisselle est à éviter : chocs, chaleur et détergents peuvent détériorer le fil et, selon les modèles, fragiliser le manche.
Pour le rangement, l’objectif est d’éviter les micro-chocs : protège-lame, bloc, tiroir avec séparateur ou barre aimantée utilisée avec soin. Avec ces gestes, un nakiri reste précis plus longtemps.
Affûtage : quand et comment garder une coupe nette
Un couteau bien affûté améliore la précision et la sécurité, car il coupe sans pression excessive. Les signes d’un fil fatigué sont souvent concrets : une tomate qui s’écrase au lieu d’être tranchée, un oignon qui “accroche”, ou des herbes qui se déchirent. La fréquence d’affûtage dépend de l’usage, de la planche et du type d’acier.
La pierre à aiguiser est une méthode courante, mais l’essentiel est la régularité : conserver un angle cohérent, travailler avec des gestes contrôlés et terminer par une finition adaptée. Entre deux affûtages, un entretien léger peut aider selon le matériel, mais il ne remplace pas une remise en état du fil lorsque la coupe a réellement perdu en netteté.
Avec une planche adaptée, un nettoyage simple et un affûtage périodique, le nakiri peut rester performant sur la durée et devenir un outil très confortable dès qu’on prépare souvent des légumes.

